Ce blog est destiné à l'ensemble des habitants de la vallée de la Tinée et aux personnes qui aiment notre magnifique vallée
L’hiver vous adorez déguster une barquette de fraise pour vous donner un petit rayon de soleil? ou vous aimez cuisiner des asperges pour vous remémorer les saveurs de l’été passé ? Pire vous ne faites même plus attention à cela, vous prenez par habitude les mêmes aliments toute l’année ?
Il est temps de réagir !
source tableau: Fondation Nicolas Hulot
En effet, près de 30% des émissions de gaz à effet de serre sont liées à notre alimentation (production, transport, emballage...).
Consommer des fruits et légumes locaux et de saison est un des moyens qui permet de réduire nos émissions de gaz à effet de serre liées à l'alimentation. En effet, un fruit ou un légume produit et consommé localement nécessite 10 à 20 fois moins de pétrole pour son transport qu'un fruit importé de pays lointains.
Quand on sait qu'un kilo de fraises nécessite près de 5 litres de carburant pour arriver dans votre assiette, ça fait réfléchir :
Dès février, les fraises sont sur les étals. Pourtant, sous nos latitudes, les premières fraises ne mûrissent pas avant le printemps !
Oui, mais celles-ci viennent d’Espagne, comme une grande partie des fruits et légumes vendus en hiver dans nos supermarchés. Cultivées sous serres chauffées (très énergivores) et sur sable, abreuvées de pesticides et de fongicides, elles traversent ensuite toute l’Europe, perdant en chemin une bonne partie de leurs vitamines et minéraux, pour finalement arriver jusqu’à nous… et décevoir nos papilles : texture plastique et goût aqueux, rien à voir avec le parfum délicieux des fraises qui ont poussé dans la terre et rougi au soleil.
Produites dans des conditions écologiques et éthiques peu reluisantes, fades et polluantes : ne pouvons-nous vraiment pas patienter jusqu’en avril/mai pour nous régaler de ces petits fruits?
A nous d’être vigilants : en effet, les bandeaux de conseils diététiques qui fleurissent partout se retrouvent aussi sur les fruits et légumes hors saison. Manger 5 fruits et légumes par jour, c’est bien. Mais à condition qu’ils soient de bonne qualité. Les fruits et légumes importés, cultivés hors saison, ont souvent des taux de pesticides et de fongicides élevés. Cela est dû aux méthodes de cultures, aux différentes législations sur les produits chimiques, mais également aux conditions de transport qui nécessitent des traitements particuliers pour que les denrées arrivent en bon état.
Certaines études ont montré que les fruits et légumes cultivés sous serres et hors sol sont moins riches en éléments nutritifs que ceux cultivés de manière traditionnelle (moins de chlorophylle, de vitamine C, de fibres brutes, de potassium, de calcium, de magnésium, de fer, de zinc, de cuivre et de phosphore). Cela s’ajoute au fait qu’ils sont cueillis avant maturité, ce qui ne leur laisse pas le temps de développer pleinement leurs saveurs et leurs nutriments. Durant le transport, les fruits et légumes perdent encore une bonne partie de leurs bienfaits, surtout des vitamines, très sensibles à l’air, à la chaleur et surtout au temps qui passe.
Pour certains fruits et légumes, il est déjà trop tard. L’exemple le plus flagrant est la tomate. On en trouve désormais de janvier à décembre dans les supermarchés. Qui connaît encore la saison des tomates ? Et surtout, son goût lorsqu’elle ne pousse pas hors-sol et qu’elle grandit au soleil. Gavé de tomates insipides tout au long de l’année, plus personne ne se réjouit d’arriver au mois de juin pour déguster les premières tomates mûres. Ne pas suivre les saisons, c’est aussi introduire la monotonie et la grisaille dans nos assiettes.
Faites vous du bien et minorez votre impact sur l’environnement: achetez des produits locaux.

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